Question :

Quelqu’un a demandé : dans le coran Allah nous met en garde contre le fait d’abandonner le coran, quel est le sens de l’abandon du Coran ? et comment une personne peut-elle se prémunir contre cela ?

Réponse :

“Abandonner le Coran se manifeste en délaissant sa récitation. Combien de personnes aujourd’hui, détentrices d’un doctorat, lisent abondamment de nombreux livres, même en plusieurs langues, mais lisent à peine le Coran, ce qui constitue un abandon du Coran. Abandonner le Coran, c’est aussi négliger de réfléchir à ses significations. Celui qui abandonne le Coran, c’est ne pas mettre en pratique ce qu’il contient. Ainsi, certains prédécesseurs ont dit : ‘Il y a des récitants du Coran que le Coran maudit’, signifiant par là qu’il y a des récitants du Coran qui ne suivent pas ses enseignements. Ils passent par un verset qui maudit le fauteur d’un acte, tout en étant eux-mêmes coupables de cet acte. C’est donc une forme d’abandon du Coran que de ne pas agir selon ses directives.

Abandonner le Coran est l’une des grandes calamités qui affligent beaucoup de gens. Il est donc nécessaire de soigner le cœur, de lutter contre nous-mêmes dans la récitation du Coran. Nos prédécesseurs fixaient une portion quotidienne de Coran à réciter. Par exemple, réservez une partie du Coran à lire chaque jour, afin de le terminer en un mois.

Profitez du temps, comme le temps passé en voiture. Nous pouvons y réciter le Coran de mémoire ou le lire sur des appareils électroniques, surtout si on n’est pas au volant. Certains savants, lorsqu’ils voyagent, commencent à réciter le Coran. Il est rapporté que le cheikh Ibn Ghadyan, qu’Allah lui fasse miséricorde, commençait à réciter le Coran dès qu’il quittait Riyad pour Taïf. Le cheikh Ibn Gharyan, connu pour sa récitation du Coran, parfois n’arrivait à Taïf qu’après l’avoir terminé. Cela nécessite un effort, et les savants disent que plus un objet est noble, plus il exige d’effort pour l’acquérir.

Il faut donc lutter d’abord pour réciter le Coran, puis pour méditer sur ses significations. Il est utile d’avoir un livre de tafsir (exégèse) simplifié, comme celui publié par le ‘Complexe du Roi Fahd’, ou le tafsir du cheikh Ibn Saadi, qu’Allah lui fasse miséricorde. Si un verset n’est pas clair, référez-vous au tafsir.

Ensuite, interrogez-vous en lisant le Coran : ‘Suis-je concerné par ce verset ou non ?’ Si vous lisez un verset sur la dépense dans le chemin d’Allah, demandez-vous : ‘Quand ai-je dépensé pour la cause d’Allah pour la dernière fois ?’ Si vous rencontrez un pauvre, donnez-lui de l’argent. Si vous lisez des versets sur le maintien des liens familiaux, allez voir un parent.

Certains de nos proches disent ne pas savoir lire. Nous leur disons de réciter ce qu’ils ont mémorisé. Même si c’est une seule sourate, répétez-la, car chaque lettre récitée est une bonne action. Écoutez aussi attentivement le Coran, car notre religion est une religion de facilité : si un croyant ne peut pas faire quelque chose mais fait de son mieux, il obtient la récompense de l’acte qu’il ne peut accomplir. Celui qui ne peut pas lire le Coran parce qu’il est illettré peut écouter le Coran, car c’est ce qu’il peut faire et il obtiendra la récompense de la lecture et de l’écoute. Allah a facilité la mémorisation du Coran.

Crains Allah autant que tu le peux, et tu trouveras qu’Allah t’ouvrira les voies vers ce que tu aimes. C’est donc ce qui concerne cette question.”

Question posée à Cheikh Souleymane Arrouhayli – Qu’Allah le préserve.

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